Dylan Dubois – Martine Pouchain

Acouv-Dylan-Duboisuteur : Martine Pouchain
Éditeur : Sarbacane
Collection : Exprim’
Parution : 2015
Pages : 299
Genre : Jeunesse, Contemporain.

« Après un an en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et solitaire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a remplacé sa mère, partie trois ans plus tôt. A priori, Dylan n’a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu’elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pourquoi son père mute caniche dès qu’elle le siffle… Mais le pire, c’est quand il comprend. Cynthia n’est pas juste une belle-mère désagréable : c’est une machine à démolir les gens. Dylan n’a plus qu’une issue : se tirer avec Rusty. Direction la forêt ! »

Mon avis :

C’est encore grâce à BookTube que j’ai pu avoir connaissance de ce roman via l’avis de Margaud sur sa chaîne « Margaud Liseuse ». Sa vidéo m’a mis la puce à l’oreille mais la collection Exprim’ des éditions Sarbacane commençait également à m’être familière. Oui, parce que si tu connais les autres booktubeuses françaises, tu n’as pas pu passer à côté de l’engouement d’Audrey (de la chaîne « Le souffle des mots ») pour cette maison d’édition. Leurs livres dans la collection Exprim’ ont généralement tendance à casser les codes et à interroger le lecteur. Une fois n’est pas coutume, c’est donc tout naturellement que je me suis rendue à ma bibliothèque municipale pour me procurer « Dylan Dubois ». Et il était finalement temps que j’écrive cette chronique puisque cela fait maintenant plus d’un mois que j’ai pu lire ce roman. Heureusement, je suis une fille plutôt organisée (si, si il faut me croire!), j’ai donc à côté de moi toutes les petites notes et remarques que j’ai pu me faire au fil de ma lecture.

Tout d’abord, l’auteure a commencé sur un bon point puisqu’elle a placé en début de roman une bande-son en adéquation avec l’ambiance de son histoire. Bon je t’avoue qu’écouter de la musique pendant que je lis, ce n’est pas vraiment mon genre puisque ça aurait plutôt tendance à me déconcentrer… MAIS pour les lecteurs que ça ne dérange pas, je trouve l’idée vraiment sympa et originale.
En plus de cette première bonne surprise, Martine Pouchain a disséminé de nombreuses citations au cours du roman. Elles sont bien évidemment en accord avec l’histoire mais également avec la personnalité de Dylan. Rappelons-le, l’adolescent rentre du foyer qui l’a tenu éloigné pendant un an de son père alcoolique. Ce moment de sa vie l’a rendu plutôt solitaire et, en plus de la nature, la lecture est une de ses seules échappatoires. Ainsi, l’écrivain Henry David Thoreau devient, entre autres, un de ses mentors spirituels et les citations sont un rappel à ce lien qui s’est créé entre l’auteur et l’adolescent.

Une des citations est d’ailleurs l’élément central du livre à mon sens : « Il faut être perdu, il faut avoir perdu le monde, pour se trouver soi-même ». Ces mots ne sont qu’un exemple de la justesse du ton employé par l’auteure. Dylan, tout au long du roman, se révèle être un adolescent touchant. Il s’éveille face au monde, se découvre et même si l’on jongle entre moments tristes, révoltants et drôles, je n’en suis pas moins restée émue face à ce moment de vie qui nous est raconté.

Concernant l’histoire en tant que telle, je trouve qu’elle met du temps à se mettre en place. A la lecture du résumé, l’on espère rapidement suivre Dylan sur la route… mais que nenni ! Sans rien spoiler, il faut bien attendre la moitié du roman pour finalement découvrir ses pérégrinations et c’est ce qui m’a un peu déçue finalement… Alors d’accord, la partie « Vipère au poing » des temps modernes avec cette atroce belle-mère que Dylan doit se coltiner à son retour de foyer est distrayante au début mais elle devient également vite désespérante et malsaine je trouve. Au final, c’est assez dommage puisque toute la seconde partie où l’on suit Dylan et où l’on constate son « éveil » à la vie est nettement plus intéressante !

Finalement, ce qui m’aura le plus plu dans ce « Into the Wild » pour adolescents, ce sont les rencontres que Dylan fait au cours de son voyage. Chaque personnage, aussi saugrenu puisse-t-il paraître, se révèle être touchant. Aussi comme je te le disais, j’ai relevé de nombreux passages et citations qui donnent un réel cachet au livre, presque une petite leçon d’humanité en 300 pages. Tu veux un exemple ? Tiens, réfléchis à ça : « Dans le bruit d’eux-mêmes, ils n’entendent rien« , Louis-Ferdinand Céline. Et je te promets que des pépites comme ça, il y en a plein dans le livre ! Une autre pour le plaisir ? D’accord, mais attention c’est addictif : « … Parce que la mort, tu vois, c’est un genre de cerise sur le gâteau… Attends, non, en réalité, elle est même l’épice essentielle du gâteau : sans elle, il n’aurait aucun goût. » Alors, tenté(e) ?

Note : 2, 75 / 5

Des bisous !

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La pouilleuse – Clémentine Beauvais

couv573425Auteur : Clémentine Beauvais
Éditeur : Sarbacane
Collection : Amnesty International
Parution : 2012
Pages : 106
Genre : Jeunesse, Drame.

 » Élèves de seconde dans le 7ème arrondissement de Paris, David, Elise, Anne-Laure, Florian et Gonzague décident, comme souvent, de sécher les cours. Mais cette fois, ils kidnappent une fillette, sur un coup de tête, à l’entrée de la piscine municipale. Dans le huis-clos du studio chic de Gonzague, ils commencent à la malmener, d’abord verbalement, puis physiquement, franchissant une à une les limites. Toutes ? « 

Mon avis : 

J’ai été intriguée par ce livre suite à une revue mise en ligne par Audrey de la chaîne YouTube « Le souffle des mots » mais ma curiosité ne m’avait pourtant pas mené au point de vouloir l’acheter. C’est donc tout naturellement que je me suis rendue à ma bibliothèque municipale pour l’emprunter et découvrir par moi-même ce que cette nouvelle avait dans le ventre. -Oui, parce que vu le nombre de pages, on peut bien parler d’une nouvelle.-

Cette histoire, on s’en doute, traite de la violence ordinaire, celle qui est omniprésente dans notre société mais qui devient souvent totalement imprévisible. Dans son livre, Clémentine Beauvais traite de la xénophobie et du racisme à travers les actes insensés de cinq adolescents issus de la jeunesse dorée parisienne. L’on comprend, dès le début de l’histoire, qu’ils ressentent une haine inexplicable envers une certaine catégorie de personnes et que cette haine va déclencher la cruauté des lycéens sur une petite fille de six ans. La raison de cette violence gratuite ? L’enfant a des poux et a seulement eu la malchance de croiser leur chemin. Victime de leur bêtise et simple dommage collatéral l’on pourrait dire, du racisme latent que l’on rencontre de plus en plus dans les rues. La violence exprimée par les jeunes monte crescendo et l’on ne peut s’empêcher de se demander si elle s’arrêtera à un moment.

Malgré des personnages un peu trop caricaturaux à mon goût, j’ai trouvé que le ton adopté par l’auteure était justifié pour traiter de cette violence quotidienne sur laquelle nous ne prenons pas assez la peine de lever les yeux. Son regard affûté sur les rapports sociaux  m’a interpellé à plusieurs reprises via les attitudes, les paroles ou les gestes qui sont décrits. L’effet de groupe surtout est clairement dénoncé. En effet, toute l’action est racontée du point de vue d’un des participants à ce lynchage et si l’on comprend rapidement qu’il n’est pas forcément pour, il ne fait rien pour arrêter non plus ce qu’il se passe. Cette passivité m’a d’ailleurs gênée mais pourtant, elle est bel et bien réelle. Combien de personnes réagissent-elles dans un lieu public si quelqu’un se fait taquiner, harceler voire attaquer ? Le narrateur ne se cherche pas d’excuse ; il a suivi tout bêtement et s’est transformé au fur et à mesure en spectateur d’une violence à laquelle on ne saurait assister sans rien faire.

Je pense qu’entre autres dénonciations, Clémentine Beauvais a su pointer du doigt les effets de groupe pouvant être néfastes à la société. Une des phrases le résume très bien d’ailleurs :  » […] ça commence toujours comme ça, il suffit qu’il y en ait un qui le dise, et ensuite, c’est comme un bâillement, tout le monde l’attrape.  » Ce fait de suivre sans agir mène à des situations et à des moments qui sont insupportables à lire et qui m’ont fait lever les yeux au ciel tant ils sont accablants de bêtise. J’avais une réelle boule au ventre pendant ma lecture, j’étais mal pour cette petite fille qui subissait l’ignorance de personnes plus âgées qu’elle et qui ne pouvait rien faire pour se défendre.

Ce livre percutant traite parfaitement des dérives du racisme et malgré l’âge limite conseillé par l’auteure (11 ans), je pense qu’il serait judicieux d’étudier dès le début du collège cette nouvelle. L’encadrement des professeurs et les questions soulevées à travers l’histoire pourraient être un réel apport pour l’enfant. Car malheureusement, ces histoires, souvent classées comme « faits divers », surviennent parfois de manière précoce dans la vie des jeunes et c’est aussi notre devoir de citoyen d’essayer de les empêcher.

Voilà, j’espère que je n’ai pas trop plombé l’ambiance mais je t’avoue que ce livre m’a réellement remué. N’hésite pas à me laisser un commentaire si toi aussi tu as eu l’occasion de lire « La Pouilleuse » de Clémentine Beauvais !

Note : 3 , 75 / 5

Des bisous !

Le Seigneur des Anneaux – J.R.R. Tolkien

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Saga comprenant : La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours, Le Retour du Roi
Auteur : J.R.R. Tolkien
Éditeur : Folio
Collection : Junior
Parution : 2000
Pages (respectivement) : 687, 565, 651
Genre : Fantasy.

« Dans les vertes prairies de la Comté, les Hobbits, ou Semi-hommes, vivaient en paix… jusqu’au jour fatal où l’un d’entre eux, au cours de ses voyages, entra en possession de l’Anneau Unique aux immenses pouvoirs. Pour le reconquérir, Sauron, le seigneur ténébreux, va déchaîner toutes les forces du Mal… Frodon, le Porteur de l’Anneau, Gandalf, le magicien, et leurs intrépides compagnons réussiront-ils à écarter la menace qui pèse sur la Terre du Milieu ? »

Mon avis : 

Avant de me lancer dans un interminable soliloque, je me dois de te présenter des excuses cher lecteur. J’ai été absente bien trop longtemps sur le blog et je suis heureuse de le reprendre à temps plein dès aujourd’hui. Promis, je me rattrape vite et les chroniques vont tellement s’enchaîner que tu ne sauras plus où donner de la tête. (La conscience tranquille, je peux enfin entrer dans le vif du sujet.) Afin d’avoir un avis le plus exhaustif possible sur cette saga j’ai d’abord lu tous les tomes mais il n’y aura évidemment aucun spoiler, donc n’aie crainte Internaute !

Ah la Communauté de l’Anneau ! Je pense que tu connais certainement l’histoire de Frodon Sacquet et de l’Anneau, ne serait-ce par l’adaptation cinématographique de Peter Jackson. Bah tu vois, à cette époque, je n’étais PAS DU TOUT emballée par cette intrigue et j’ai même détesté les films. Oui, oui … mon histoire avec la Communauté avait vraiment mal commencé. Et qu’est-ce que j’aurais été bête de rester sur cette déception et ces préjugés ! Jusque là, ces romans sont les meilleurs que j’ai pu lire depuis le début de l’année 2016 et c’est même avec regret que j’écris cette chronique ; une page se tourne, je quitte bel et bien la Terre du Milieu. Tu vas me prendre pour une folle mais je dois avouer que j’ai été totalement conquise par la plume de Tolkien et par l’univers/la mythologie qu’il a créé. Jamais je n’aurais pu imaginer à quel point cette saga allait me toucher.

Si tu décides toi aussi de te lancer, ne sois pas découragé par le prologue un peu long et les trop nombreuses descriptions qui peuvent parfois gêner la lecture. L’histoire est prenante, Tolkien te fait sentir tel un hobbit de la Communauté et te fait profiter pleinement du voyage à travers la Comté et les terres obscures du Morgol. Tous les éléments présents dans ces livres ne peuvent que te convaincre ; l’humour des personnages mais leur bravoure surtout !  Aussi, tu ne pourras être que conquis par la mythologie créée par Tolkien : de nouvelles langues, des généalogies entières de rois et dynasties, des êtres humains ou non plus fantastiques les uns que les autres…

Je pourrai continuer longtemps l’éloge sur ce livre qui est, selon moi, un des chefs-d’oeuvre intemporels de la littérature. Oui, parce que dois-je rappeler que le roman a été écrit en 1954 ? Tu te rends compte ?! Pour autant, l’histoire n’a pas pris une ride et je suis sûre que de nombreuses générations suivantes la liront avec toujours autant de plaisir. Je laisserai le mot de la fin à Tolkien en personne qui résumait ainsi le Seigneur des Anneaux :   » C’est un livre sur la mort et la tentation de l’immortalité (ou du pouvoir) chez l’Homme. » De quoi faire réfléchir sur un éventuel second niveau de lecture du roman : cette guerre contre Sauron le Seigneur Ténébreux ne pourrait-elle pas être une façon d’évoquer la Première Guerre Mondiale, guerre qui a profondément marqué l’auteur ? Guerre qui n’est pourtant pas la première ni la dernière que notre monde connaîtra. Guerres, qui sont en effet des dérives dues à l’abus de pouvoir des hommes…

Sur ces mots, je te laisse réfléchir à l’idée de toi aussi te plonger ou te replonger dans cette merveilleuse histoire. Quant à moi, je pense me procurer au plus vite le préquel du Seigneur des Anneaux : Bilbo le Hobbit, histoire de prolonger un peu plus longtemps la magie.

Note : 4,75 / 5

Des bisous !

Charade – Laurent Loison

charadeAuteur : Laurent Loison
Éditeur : France Loisirs
Collection : Nouvelles Plumes
Parution : 2015
Pages : 432
Genre : Thriller, Policier.

« Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, le visage encore marqué par la douleur de la torture qu’elle a subie. Dans une enveloppe abandonnée sur l’atroce scène de crime, une simple phrase : « Les premiers seront les derniers. » Bientôt ce sont d’autres victimes, d’autres messages … Et un mystère qui reste entier. Pour arrêter ce jeu sordide, le 36 quai des Orfèvres a missionné le commissaire Florent Bargamont. Le brillant mais glacial enquêteur fait équipe pour la première fois avec une jeune et enthousiaste criminologue, Emmanuelle de Quézac. Malgré les rivalités qui font rage au sein du 36, le duo d’enquêteurs se lance à corps perdu à la poursuite de ce tueur en série aussi terrifiant qu’inhumain. »

Mon avis : 

Comme je te l’ai déjà dit, je n’ai pas de préférence concernant les genres littéraires qui peuvent croiser mon chemin et je te le démontre encore une fois par cette nouvelle chronique. J’inaugure sur le blog la première lecture policière et ce ne sera pas la dernière ! Je ne connaissais pas du tout ce roman et remercie donc vivement Laurent Loison qui m’a donné la chance de découvrir sa plume. Quand j’ai su que le style se rapprochait de celui de Maxime Chattam, ça m’a tout de suite donné envie. Et, fidèle à mes habitudes, j’ai préféré ne pas prendre connaissance du résumé pour garder le suspense jusqu’au bout !

Alors, qu’en est-il ? Pour un premier roman, je trouve que Laurent Loison a effectué un réel coup de maître concernant le scénario de son histoire. Le tueur est réellement tordu, genre … vraiment, vraiment tordu ! Moi qui suis habituée à lire pendant que je prends mon petit-déjeuner, avec « Charade » il vaut mieux oublier. L’auteur emmène le lecteur dans un embrouillamini d’indices, de révélations, de bouleversements et je me suis souvent demandée s’il allait réussir à s’en sortir… Et oui !

Si le scénario est au top, j’ai été un peu gênée sur le début de ma lecture concernant le style de l’écrivain. Parfois, je trouve que certains mots qui sont employés n’ont pas lieu d’être. Comme si, pour un premier roman, il fallait se justifier et utiliser de beaux mots pour … « faire bien » ? Après, ce n’est que mon avis et je ne l’ai pas relevé sur tout le reste de ma lecture. Donc, pas d’inquiétude majeure sur ce point.

Enfin, ce qui m’a certainement le plus emballée dans cette histoire, ce sont toutes les réflexions d’apparence secondaires mais qui se révèlent être plutôt importante vis-à-vis de notre société. Un exemple ? Le métier de policier amène parfois à se retrouver face à de véritables horreurs, à des monstres plutôt qu’à des hommes. Souvent, leur situation n’est pas à envier. Pour autant, il faut bien que quelqu’un fasse ce métier non ? Comment les policiers et autres arrivent-ils à vivre avec le poids de ces meurtres ? Ces derniers ont-ils un risquer d’influer sur leur comportement ? Voilà, cet article se termine un peu sur quelques questions à débattre mais c’est également ce que j’aime dans un livre : qu’il me fasse réfléchir et que je prolonge le plaisir plus longtemps en y pensant dans les jours ou les semaines qui suivent. Ah et aucun spoiler mais dans le même genre, l’épilogue est une sacrée petite bombe

Note : 4/5

Des bisous !

Les étoiles de Noss Head (Vertige) – Sophie Jomain

Vertige-9782290082140-30Auteur : Sophie Jomain
Éditeur : J’ai lu
Collection : J’ai lu Jeunesse
Parution : 2014
Pages : 347
Genre : Jeunesse, Fantastique.

 » Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar… Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu’on croit. Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours… « 

Mon avis :

Suite à l’engouement général provoqué par ce livre sur les réseaux sociaux, je me suis dit que ce serait vraiment bête de ne pas le lire. Mais je t’avoue quand même que, dès le début, j’étais un rebutée par le synopsis : une histoire d’amour, des êtres surnaturels, un grand danger qui menace l’héroïne … hum, je sais pas toi mais moi ça me rappelle les livres que je lisais pendant mon adolescence. Comme je ne voulais pas trop me mouiller, j’ai donc préféré l’acheter en e-book (même si l’objet-livre est sublime et qu’il aurait bien rendu dans ma bibliothèque) !

Alors, qu’en est-il ?  Je pense que ce livre devrait vraiment être classé au rayon « Jeunesse » et que le charme pourrait alors totalement fonctionner sur un(e) adolescent(e) qui n’a pas connu « Twilight ». Je sais, je sais, désolée Sophie Jomain, ce doit être lassant de toujours voir-lire-entendre la même remarque mais la comparaison est tellement évidente ! Hannah et Bella pourraient être une seule et même personne tellement elles se ressemblent. Même chose concernant Leith-Jacob-Edward, les beaux gosses du roman à l’esprit un peu torturé.

D’ailleurs, on reproche souvent à la saga « Twilight » d’être gnangnan mais là, c’est le pompon ! Au début de ma lecture, je surlignais les passages qui me faisaient lever les yeux au ciel mais j’ai finalement laissé tomber, trop de dialogues et passages m’ont semblé peu crédibles et vraiment clichés.

Concernant l’intrigue, elle donne l’impression au lecteur d’être un génie de l’anticipation tant elle se devine facilement. Le suspense est quasi inexistant et c’est ce que je trouve le plus décevant dans ce roman.

Points positifs : « Les étoiles de Noss Head » se lit très bien et assez rapidement car le style de Sophie Jomain se révèle être fluide et agréable. Aussi, suite à cette lecture, j’ai une envie folle d’aller en Ecosse cet été pour découvrir la ville de Wick et ses environs. Je suis déjà assez fan à la base de ce pays mais les quelques descriptions de l’auteur m’ont encore plus donné envie de le découvrir !

En bref, je suis assez mitigée pour ce premier tome mais je pense que je me laisserai tenter (toujours en version e-book) pour la suite de la saga. J’ai envie de croire à des renversements de situation incroyables et à une nette amélioration chez les personnages. Je te tiendrai au courant dans tous les cas, petit Internaute.

Note : 2,5/5

Et toi alors, as-tu lu cette saga ? Qu’en as-tu pensé ? Je suis curieuse de connaitre ton avis ! Des bisous !

 

Histoire de France – Jacques Bainville

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Auteur : Jacques Bainville                                                           Editeur : Texto                                                                                 Collection : –                                                                                   Parution : Mars 2007                                                                   Pages : 567                                                                                   Genre : Historique

 » Quand il était au collège, Jacques Bainville n’aimait pas l’histoire. Que discerner dans ce tissu de drames sans suite, cette mêlée, ce chaos ? Lui voulait savoir « pourquoi les peuples faisaient des guerres et des révolutions, pourquoi les hommes se battaient, se tuaient, se réconciliaient ». Déjà célèbre pour son intelligence des relations internationales, il se plongea deux ans dans l’écriture d’une Histoire de France qui paraîtrait en 1924 et serait un immense succès de librairie : 160 000 exemplaires tirés avant 1940. Ce grand ouvrage embrasse d’un seul regard, où l’élégance du style le dispute à la hauteur de l’analyse, le destin de la nation française de la Gaule Romaine au premier après-guerre. Livre de chevet d’une génération, il est de ceux où l’intelligence, au-delà des partis pris politiques, vient sans cesse éclairer « l’inerte matière historique ». « 

Mon avis :  

Ce livre a une drôle d’histoire puisque je l’ai trouvé dans les locaux poubelles de ma résidence (oui, tu as bien lu et oui, je suis d’accord avec toi, c’est n’importe quoi de jeter un livre). Après l’avoir rescapé avec plusieurs autres compatriotes qui avaient subi le même sort, je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de le lire. D’une part, parce qu’il parle d’un domaine que je connais bien (enfin, je pense) et dont il est toujours bien d’en savoir plus. D’autre part, le nom de l’auteur Jacques Bainville, journaliste, historien et essayiste de l’Académie française au XIXème siècle, promettait une lecture à rebondissements.

Alors, qu’en est-il ? Un essai plutôt fluide qui ne nous accable pas de dates historiques (totalement un bon point selon moi), qui revient sur chaque moment de l’Histoire avec ses grands noms qui l’accompagnent. Certaines déceptions et points négatifs sont tout de même à relever. Jacques Bainville propose plus une histoire de la politique qu’une histoire de la France : il décrit chaque guerre, chaque mouvement stratégique des monarques et en oublie totalement de parler du peuple, de la culture française… Je peux te dire qu’au bout de 567 pages, t’en as plus que marre des plans d’attaque français. Et puis, cet enchaînement de guerres dresse un tableau plutôt négatif de la France, à croire que les moments de paix ne sont pas fructueux pour le pays et qu’il ne vaut pas la peine d’en parler.

Aussi, Jacques Bainville était un personnage engagé et dont les partis pris politiques se ressentent souvent dans le livre. Il faut savoir qu’il faisait partie de l’Action Française, mouvement politique nationaliste et monarchiste d’extrême-droite, il ne faudra donc pas s’étonner de faire les gros yeux à certains passages. – Sa vision de la Commune est totalement décriable! -. Bainville ne semble pas chercher à comprendre les évènements, les sociétés, les hommes, mais à les faire entrer dans un récit historique et les figer dans un cadre national et héroïque en en empêchant toute remise en cause.

Enfin, si je t’ai convaincu et que tu comptes le lire au plus vite, par pitié, n’achète pas mon édition, elle est tout bonnement mauvaise. Au bout de six chapitres je ne relevai même plus les coquilles tellement elles étaient nombreuses, sans parler des points qui coupent les phrases en plein milieu alors qu’ils n’ont pas lieu d’être. La reprise de texte n’a pas été faite ou relue sérieusement et cela gâche totalement le plaisir de la lecture.

Je pense que ce livre est intéressant si l’on accepte le parti pris parfois invasif de l’écrivain et que la politique n’est pas une thématique qui nous rebute. Il reste une bonne entrée en matière pour un sujet qu’on ne lit que trop rarement. Grand regret toutefois qui « ruine » ce livre selon moi : on ne parle pas des français alors que ce sont aussi eux qui font la France, non?

Note : 2,5 / 5